insuline

L’insuline (du « île ») est une hormone peptidique sécrétée par les cellules β des îlots de Langerhans du pancréas. Elle a, avec le glucagon, un rôle majeur dans la régulation des substrats énergétiques, dont les principaux sont le glucose, les acides gras et les corps cétoniques. Dans le couple que forment l’insuline et le glucagon, l’insuline a le rôle principal chez les mammifères : son absence est fatale dans un délai de quelques mois ; dans d’autres espèces, en particulier chez les oiseaux, c’est l’inverse : le glucagon est l’hormone principale. Globalement, l’action de l’insuline est souvent résumée par son effet hypoglycémiant (baisse du taux de glucose dans le sang). Il est probablement plus juste de dire que l’insuline est sécrétée en fonction de l’état nutritionnel et de l’activité physique, de sorte qu’après les repas, sous l’influence de l’élévation de la glycémie (la concentration de glucose dans le sang), mais aussi sous l’influence directe de la présence des aliments dans le tube digestif, la sécrétion d’insuline est stimulée, ce qui permet le stockage du glucose, produit final de la digestion des aliments glucidiques. Les diabètes sucrés sont des maladies de la sécrétion d’insuline. Dans sa forme la plus sévère, le diabète insulino-dépendant (ou diabète de type 1) est mortel en l’absence de traitement en quelques mois, dans un tableau caractérisé par l’hyperglycémie, la perte de muscle et de tissu adipeux, et la production massive et non régulée non seulement de glucose mais aussi de corps cétoniques : c’est l’acidocétose diabétique. En Occident, le diabète insulinodépendant est une maladie qui n’est que très rarement fatale, grâce à l’insuline médicament que les diabétiques doivent s’injecter une ou plusieurs fois par jour. Ce n’est pas le cas dans la plupart des pays de l’Afrique subsahélienne où l’insuline médicament fait souvent défaut.

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