cancer

Un cancer (ou tumeur maligne) est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire (tumeur) anormalement importante au sein d’un tissu normal de l’organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est menacée. Ces cellules dérivent toutes d’un même clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractéristiques lui permettant de se diviser indéfiniment. Au cours de l’évolution de la maladie, certaines cellules peuvent migrer de leur lieu de production et former des métastases. Pour ces deux raisons, le dépistage du cancer doit être le plus précoce possible. « Cancer » est un terme général désignant une maladie pour lesquelles certaines cellules d’un organisme adoptent un comportement anormal caractérisé par : une indépendance vis-à-vis des signaux qui stimulent normalement la multiplication des cellules ; une insensibilité aux signaux et mécanismes anti-prolifératifs ; une capacité proliférative qui n’est plus limitée (croissance à l’infini) ; la disparition du phénomène d’apoptose ; une capacité anormale à susciter l’angiogenèse ; et l’acquisition d’un pouvoir invasif et de production de métastases. Les nouvelles cellules résultantes, dites « cancéreuses » ou « tumorales » peuvent former une tumeur maligne (un néoplasme) ou se propager à travers le corps. Les facteurs de risques sont internes (génome, mutation), induction par un agent infectieux et/ou externes (alimentation, exposition à des substances cancérigènes ou à des conditions telles que l’irradiation). Des facteurs hormonaux, et épigénétiques sont possibles. Des études scientifiques concluent que seul 5 à 10 % des cas de cancer sont uniquement attribués à des facteurs génétiques contre 25 à 30 % au tabagisme, 30 à 35 % aux régimes alimentaires (dont l’alcool), 15 à 20 % aux infections, et 10 à 25 % aux autres facteurs (rayons ionisants, stress, activité physique insuffisante, pollution de l’environnement). Ces chiffres sont en réalité trompeurs : comme toute pathologie le cancer est le résultat d’une interaction complexe entre l’environnement et l’individu, or les recherches actuelles ont du mal à identifier des facteurs de risques génétiques uniquement lié à un facteur environnemental ou comportemental. Certaines études mettent par exemple en relief certaines prédispositions génétiques du cancer qui favoriseraient l’apparition de la maladie qu’en cas de facteur externe : les obèses diabétiques ne seraient pas tous égaux face au risque de cancer selon leurs gènes. Des études futures vont sans doute permettre de mieux comprendre l’interaction entre l’environnement et la génétique. Durant la dernière décennie, plusieurs types de cancers semblent en augmentation, si dans certains cas cette progression est facilement liée à des facteurs de risque identifiés (tabac, alcool, polluants industriels reconnus cancérigènes, obésité, sédentarité, exposition au soleil) dans certains cas il est difficile d’attribuer à des facteurs précis l’augmentation observée. L’amélioration des outils de diagnostic et le vieillissement de la population expliquent une part importante de la progression de l’incidence de certains cancers. À l’inverse une étude de l’Institut de veille sanitaire montre que les cancers de l’estomac, de l’œsophage (chez l’homme), du col de l’utérus et le lymphome hodgkinien ont régressé entre 1980 et 2000.

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